Il arrive souvent qu’après une transition descendante, le cheval donne la sensation de s’éteindre complètement.
L’allure devient lente, sans énergie, les réponses aux jambes se font attendre et le mouvement perd toute sa tonicité.
Cette impression de cheval « mou » est particulièrement frustrante pour les cavaliers, car elle donne le sentiment de devoir relancer sans cesse, voire de porter le cheval à chaque foulée.
Pourtant, ce problème n’est pas une question de motivation ou de tempérament, mais bien le résultat d’une transition mal comprise ou mal construite.
Comprendre pourquoi un cheval perd son impulsion dans une transition descendante, c’est remettre de la cohérence dans les aides et transformer ces moments clés du travail en véritables leviers de progression.
C’est un problème que beaucoup de cavaliers rencontrent : après une transition descendante, le cheval devient mou, sans énergie, comme s’il « s’éteignait ». La sensation est souvent la même : plus de réponse aux jambes, une allure qui traîne, un cheval qui se vide de toute impulsion.
Pourtant, là encore, la transition n’est que le révélateur d’un déséquilibre plus profond dans la manière dont elle est demandée et comprise.
La cause réelle de cette perte d’impulsion vient très souvent d’une confusion dans le message donné au cheval.
Lorsque la transition descendante est demandée principalement avec les mains, ou accompagnée d’une perte de tonicité du corps du cavalier, le cheval associe le ralentissement à un arrêt de l’activité.
Il ne comprend pas qu’il doit continuer à pousser derrière tout en changeant d’allure. À force de transitions descendantes où l’énergie est systématiquement « éteinte », le cheval apprend à se retenir, à s’économiser, voire à se couper complètement.
Face à ce problème, les solutions courantes sont rarement efficaces. Beaucoup de cavaliers se mettent à pousser immédiatement après la transition, parfois même pendant, ce qui crée un cheval qui alterne entre frein et accélérateur sans jamais trouver un vrai équilibre.
D’autres collent leurs jambes en permanence pour maintenir l’allure, rendant le cheval totalement dépendant des aides et encore moins responsable de son propre maintien.
Certains finissent par accepter ce manque d’impulsion comme une fatalité, en se disant que leur cheval est naturellement « froid » ou peu allant.
La réponse pédagogique consiste d’abord à remettre de la clarté dans la construction de la transition. Avant de descendre d’allure, le cheval doit être suffisamment actif, réactif à la jambe et mentalement présent.
La transition n’est pas le moment de créer l’impulsion, mais celui de la préserver. Dans la logique de la Méthode TDSE, les jambes demandent « plus » avant la transition, puis se taisent pendant, afin de laisser le cheval gérer son équilibre et son énergie sans interférence.
Si l’impulsion disparaît, ce n’est pas pendant la transition qu’on corrige, mais juste après.
Après la transition, le cavalier vérifie immédiatement la qualité de la réponse à la jambe. Si le cheval est mou, une action franche, brève et lisible permet de redemander de l’activité.
Une fois la réponse obtenue, la jambe se retire de nouveau. Le cheval comprend alors que l’impulsion est une responsabilité permanente, et non quelque chose qui dépend d’une pression constante du cavalier. Avec le temps, il apprend à conserver son énergie à travers les transitions, sans se vider ni se retenir.
Ainsi travaillée, la transition descendante ne « coupe » plus le mouvement. Elle devient au contraire un exercice qui renforce la réactivité, la tonicité et la disponibilité du cheval.
Le cavalier cesse de pousser en continu, le cheval cesse de s’éteindre, et l’impulsion devient plus stable, plus naturelle et plus durable, avant comme après chaque transition.
