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Parmi les nombreuses disciplines équestres, les cavaliers sont particulièrement attirés par le saut d’obstacles, c’est certainement votre cas. Ces dernières années, les concours se sont énormément développés. 

La discipline qui compte le plus de pratiquants en compétition n’est autre que le saut d’obstacles, que ce soit à cheval ou à poney, chez les jeunes et les vétérans.

De l’initiation aux premières compétitions, l’évolution du cavalier et du cheval doit être progressive et méthodique.

Simon Laforêt, créateur de Terre de Sport Equestre, vous propose son expertise et son expérience pour que vous puissiez progresser à votre rythme et atteindre vos objectifs.

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Avant de se mettre à cheval : préparation au saut d’obstacles 

Avant toutes choses, vous devez connaitre votre cheval, ainsi que les précautions à prendre pour pratiquer le saut d’obstacles, les différentes épreuves et les différents obstacles.

L’histoire du saut d’obstacles  

Pour bien comprendre le saut d’obstacles d’aujourd’hui il est indispensable de remonter le temps. Promis, nous allons essayer d’être le plus concis et le plus intéressant possible !

Le commencement

Les premières représentations d’un homme montant à cheval datent d’environ 1600 ans avant J.-C. D’ailleurs à cette époque les techniques équestres étaient empiriques, elles ne s’appuyaient que sur l’expérience et l’observation, aucune théorie n’était écrite.

Aussi c’est au IVe siècles avant J.-C., que Xénophon rédige un traité : “De l’Equitation”, qui servira de base à l’équitation classique.

De plus au Moyen Âge, les chevaliers montaient avec de lourdes armures, ce qui rendait leurs mouvements difficiles. Le recourt à des aides artificielles, plutôt dures telles que des mors à gourmette et de grands éperons, apparait. C’est au XVe siècle qu’apparaissent les tournois, les joutes et autres jeux équestres qui montraient l’habileté au combat.

Le Moyen Âge fût l’époque du cheval soumis par la force.

La Renaissance, où l’équitation considérait comme un divertissement et un art, fût une période importante . On recherchait la beauté du spectacle grâce à la légèreté des chevaux. Voici le début de la haute école. 

La première académie équestre voit le jour à Naples au début du XVI siècle, puis apparurent l’école espagnole de Vienne, le manège de Versailles et l’école militaire de Saumur.

Ainsi au XXe siècle, l’équitation se démocratise et devient un sport et un loisir accessible à tous.

Et pour le sport de saut d’obstacles ?

Pendant les périodes citées juste avant, les cavaliers ne faisaient que très peu sauter leurs chevaux, si ce n’est que pour passer un tronc d’arbre tombé au milieu du chemin. La chasse à courre permis de faire découvrir le saut à cheval. Donc l’homme commença à faire sauter ses chevaux pour franchir des haies et des barrières de plus en plus nombreuses.

Aussi dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le saut d’obstacles fut reconnu comme un sport. Ainsi on le pratiquait surtout en extérieur, pendant les chasses à courre. D’ailleurs lors du saut, le cavalier avait le buste en arrière, les jambes tendues en avant et les fesses bien fixées dans la selle. (Non ce n’est pas une blague, nous sommes loin de la position actuelle).

De plus en 1875, quelques sauts d’obstacles apparurent dans les représentations publiques de l’école de cavalerie de Saumur.

Federico Caprilli (1868-1907) connu comme “le père de l’équitation moderne”, fit évoluer le saut d’obstacles grâce à la découverte d’une nouvelle position. Il s’est rendu compte que la position que prenaient les cavaliers lors du saut était inconfortable pour le cheval et peu pratique pour le cavalier. Il conseilla d’avancer le haut du corps et les bras pour accompagner le cheval pendant le saut. Donc grâce à cela, Caprilli et ses élèves sautèrent des hauteurs jusque-là impensables.

Danloux, l’écuyer en chef de Saumur de 1929 à 1933, apporte quelques compléments à cette nouvelle attitude. Les étrivières sont raccourcie pour se soulever de la selle et laisser une plus grande liberté d’action au cheval et au cavalier. C’est la naissance de la position en équilibre, qui est celle utilisée aujourd’hui.

L’évolution des compétitions de saut d’obstacles au fil du temps

C’est d’abord au XVIIIe siècle qu’apparaissent les premières compétitions où des obstacles sont à sauter. Lors de courses reliant un point à un autre de la campagne. Les cavaliers devaient arriver au bout de la course en sautant les obstacles qu’ils rencontraient. C’est comme cela qu’est né le steeple-chase actuel.

Puis à la fin du XVIIIe siècle, des tests pour les chevaux de l’armée consistaient à parcourir de longues distances en sautant des obstacles naturels. Ceux-ci sont à l’origine du concours complet.

Ensuite a lieu le premier concours de saut d’obstacles international qui se produit à Dublin en 1865. Les obstacles étaient des barrières, des murets et des haies. C’était surtout une démonstration d’habileté.

En 1900, les deuxièmes Jeux olympiques modernes ont eu lieu à Paris, l’équitation fût présentée par trois disciplines : le saut en hauteur, le saut en largeur et une épreuve d’habileté. 

Enfin c’est en 1912, aux jeux Olympiques de Stockholm, que les cavaliers disputent le dressage, le concours de saut d’obstacles et le concours complet dans leur forme actuelle. Mais c’est seulement en 1921 qu’on créa la fédération équestre internationale (FEI), et qui a réglementé les compétitions.

Les femmes ont concouru pour la première fois aux Jeux olympiques de 1956. Mieux vaut tard que jamais !

Et l’évolution des chevaux de saut d’obstacles ?

Dans l’Antiquité les chevaux étaient petits. Au Moyen Âge, les chevaliers ont eu besoin de chevaux capables de porter des charges lourdes. C’est ainsi qu’on créa les « destriers », des chevaux lourds, puissants et robustes, mais qui manquaient d’agilité et de vitesse. Aussi les invasions arabes et les croisades leur permis de découvrir des chevaux plus fins et réactifs.

De plus c’est au XIIIe siècle que des chevaux arabes sont importés en Europe pour modifier et améliorer les races locales. Ainsi nos chevaux sont devenus plus grands, plus fins, plus rapides et plus agiles.

Et puis Colbert créa les haras nationaux en 1665 pour améliorer les races de chevaux avec chacune ses spécificités.

Enfin c’est au XXe siècle, grâce au développement de l’équitation sportive, que les races de chevaux et de poneys sont sélectionnées avec attention. Pour améliorer les qualités physiques et psychiques et obtenir ainsi nos chevaux actuels.

Le cheval de saut d’obstacles : un sportif

C’est grâce à la sélection attentive de la génétique de chevaux que nous pouvons aujourd’hui bénéficier de partenaires musclés. Adaptés à l’effort, avec de longs tendons et ligaments qui facilitent l’extension des membres. Ainsi que des systèmes respiratoires et cardio-vasculaires très efficaces.

Les qualités recherchées pour un cheval de saut d’obstacles

D’abord il faut savoir que les critères de beauté d’un cheval diffèrent d’une race à l’autre. Aussi vous devez apprécier un modèle en fonction de son utilité. De plus un cheval peut être considéré comme beau pour une discipline mais manquer totalement d’intérêt pour une autre.

Enfin il est vrai que tous les chevaux peuvent sauter mais tous ne peuvent pas devenir des cracks. Parce que cette discipline nécessite des dispositions physiques et mentales particulières pour performer à haut niveau.

Globalement, le cheval ou le poney de saut obstacles doit avoir un modèle harmonieux, un équilibre naturel, un galop souple, de l’agilité et un bon tempérament. Deux qualités sortent du lot et sont indispensables pour le saut d’obstacles : la capacité et le talent à l’obstacle et un mental de guerrier capable de l’emmener de l’autre côté des difficultés.

Au sujet du modèle

Donc pour ce qui est du modèle, on préfère un cheval étoffé et bien proportionné, avec des membres solides, un poitrail ouvert, une belle encolure, un garrot bien dessiné et un rein fort et court.

De plus vous le savez, l’arrière-main est capitale puisqu’elle joue le rôle du moteur, elle propulse votre cheval et lui permet de se projeter en se dépliant comme un ressort. Donc on la préférera puissante et large, avec une croupe étendue pour permettre un engagement maximum des postérieurs sur la masse, les cuisses descendent bas et les jarrets sont forts.

Enfin les épaules elles doivent être longues et obliques, les antérieurs sont droits et longs pour permettre des mouvements libres.

Pour les allures et le tempérament ?

Bien sûr on recherche également des allures étendues souples et actives, notamment le galop qui est d’ailleurs l’allure de prédilection. Ainsi qu’une habilitée naturelle lors du saut, une qualité indispensable.

De plus le tempérament est lui aussi important, nous recherchons un cheval à l’écoute de son cavalier, qui est bien dans sa tête et volontaire.

Comme dit plus haut, un guerrier capable de vous emmener au bout d’une combinaison, de l’autre côté d’une rivière ou d’un mur. Voilà un critère qui vous fera peut être un jour dire : ce cheval est exceptionnel.

Néanmoins le meilleur cheval avec toutes les qualités physiques ne pourra être performant que s’il bénéficie d’un entraînement et d’un travail progressif régulier et réfléchi.

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Sur le plat comme à l’obstacle, en misant sur la décontraction du cheval et son adhésion au travail.

Pour les chevaux de tout âge, et toutes disciplines…

Mettre en condition un cheval de saut d’obstacles  

Premièrement vous imaginez bien qu’avec un cavalier sur le dos, l’enchaînement d’un parcours d’obstacles ou la réalisation d’un saut requiert un cheval en bonne condition physique et mentale. Avant tout préparé à ses efforts pour éviter toute blessure mais aussi pour éviter qu’il prenne peur au travail.

Deuxièmement l’état général de votre cheval doit être irréprochable ce qui nécessite une alimentation adaptée et un suivi sanitaire sérieux. Un check-up complet : véto, dentiste, ostéopathe, maréchal … est indispensable !

Vous pouvez dès lors commencer l’entraînement pour rendre votre cheval le plus performant possible.

Commencez toujours votre travail à la longe. Cela vous permet d’apprendre à connaitre votre cheval. Et pour lui, cela permet une mise en condition douce et progressive.

Travaillez-le sur le plat pour lui permettre de se muscler, de renforcer ses articulations, de fortifier ses tendons et ses ligaments, et enfin améliorer ses capacités cardiaques et respiratoires.

Aussi il faut savoir que le système respiratoire s’adapte pour fournir un maximum d’oxygène pendant l’effort, le cœur grossit pour augmenter le débit sanguin et amener l’oxygène le plus rapidement possible jusqu’aux muscles. Alors les trottings et canters sont vos amis ! Allez zou profitez de la plaine, de la forêt ou de la plage pour faire du bien au corps et à la tête de votre cheval.

Dès le débourrage il est utile de rechercher la souplesse et la bonne musculature afin de favoriser l’agilité de votre cheval. Vous devez donc accès votre travail sur la décontraction physique et mentale. Afin qu’il travaille toujours souple et décontracté, ainsi vous lui permettrai de se muscler de la bonne façon.

Ainsi une fois votre cheval suffisamment musclé pour vous porter aux trois allures sans difficulté il va falloir lui apprendre à contrôler son équilibre par des exercices variés et progressifs sur le plat. Huit de chiffre, travail latéral, transitions … Il existe 100 et une façon de varier le travail de votre cheval.

exercice chevaux

Et l’obstacle dans tout ça ?

Idéalement l’obstacle peut être abordé sur des petits obstacles naturels en extérieur, c’est souvent dans ces conditions que les chevaux sont le plus en avant. Vous pourrez ensuite aborder dans le calme la décontraction des obstacles isolés en carrière.

D’abord, il convient de chercher à développer sa volonté, sa confiance et son courage grâce à des séances agréables. Donc privilégiez des séances courtes et faciles. Voyez votre cheval comme un enfant en maternelle ! On apprend en jouant, “Rire, jouer, grandir” comme dirait Fisher Price.

Ensuite vous pourrez chercher à développer son agilité à l’obstacle en utilisant des cavalettis et des lignes de mécanisation. Ces exercices sont progressifs, courts et de faible hauteur pour ne pas mettre votre cheval en échec et éviter toute lassitude. Et pour cela rien de tels que nos exercices spécifiques :

Enfin une fois le travail de votre cheval bien avancé, vous pourrez augmenter la hauteur des obstacles pour qu’il prenne en force. Pour finir vous pourrez travailler sur un enchaînement d’obstacles pour travailler son endurance et sa resistance à l’effort.

Finalement l’entraînement de votre cheval demandera du temps pour qu’il puisse enchaîner un parcours d’obstacles proprement, sans effort superflu et sans contrainte. Vos exigences de travail doit être toujours progressive et adaptée à son niveau. Évidemment cette mise en condition va de pair avec l’éducation de votre cheval qui doit venir maniable et disponible.

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Les meilleures races  pour le saut d’obstacles 

Vous l’aurez compris, c’est durant le XXe siècle que nous avons soigneusement modifié les races de chevaux  pour correspondre aux nouvelles exigences et être plus performants.

On a fait évolué chaque race pour tendre vers un standard type qui représente une conformation idéale. Mais, il ne suffit pas à un cheval d’appartenir à une race réputée pour le saut d’obstacles pour être systématiquement doué dans cette discipline.

En France, les races les plus courantes sont l’anglo-arabe et le selle français.

Le pur-sang

Chevaux sensibles qui préfèrent les cavaliers légers dans leur façon de monter. Leur sensibilité peut amener les gens à les qualifier de « chauds ».

De nombreux pur-sang sont des chevaux de course réformés qui trouvent une nouvelle vie en tant que chevaux de loisir ou de sport et notamment en saut d’obstacles.

Les pur-sang sont généralement d’une construction plus légère. Cette caractéristique leur donne l’agilité requise pour le saut d’obstacles. Mais cela peut ne pas être la préférence des cavaliers qui préfèrent les chevaux avec plus force.

L’anglo-arabe 

C’est un croisement du cheval arabe et du pur-sang. C’est un excellent choix pour le CCE en raison de son endurance naturelle et de son athlétisme. Ils ont une grande polyvalence et un talent inné pour le sport.

Voilà un cheval sensible, adapté à un cavalier calme, patient et doux

Le selle français

Depuis toujours sélectionné d’après ses résultats en compétition, surtout en concours de saut d’obstacles. En effet le selle français possède donc des qualités particulières pour le saut et est un excellent cheval de sport. 

C’est un cheval gentil et souvent froid, il conviendra à un grand nombre de cavalier. Cependant les grands modèles sont parfois un peu “lourds” et conviennent mieux à des cavaliers masculins.

Aussi vous pourriez être surpris par l’aptitude au saut de obstacles des poneys, due à leur arrière-main puissante, qui leur permet de sauter avec un effort moindre. Comme pour les chevaux, on a amélioré les races de poneys pour s’adapter aux besoins des sports équestres. Voici les trois races de poneys réputés doués à l’obstacle : le connemara, le poney français de selle et le welsh.

Le connemara

Tout droit arrivé d’Irlande, il est très en vogue actuellement. On le retrouve sur tous les terrains de concours. C’est l’un des poneys des sports les plus performants, qui présente des capacités remarquables à l’obstacle tout en restant rustique et vif. En effet son tempérament docile et coopératif, et ses belles allures libres font de lui un partenaire sportif très agréable.

Le poney français de selle

C’est presque un selle français miniature ! Créé en France en 1970 dans le but d’obtenir un poney de sport performant, robuste et docile. Il est le résultat du croisement de ponettes sélectionnées pour leurs aptitudes sportives avec des étalons arabes, selle français, connemara, welsh et new forest. En effet le poney français de selle a donc hérité des aptitudes à l’obstacle et ressemble à un petit cheval de sport.

Le welsh

Il existe pour tous les goûts ! Du plus petit au plus grand, il en existe de toutes tailles allant jusqu’à parfois 1,55 m au garrot. Il nous vient de Grande-Bretagne . Ttous sont d’excellents sauteurs, très courageux et gentils. Ce poney robuste et musclé allie beauté et énergie.

L’obstacle et les disciplines équestres  

L’obstacle sous toutes ses formes se retrouve dans plusieurs sports équestres, avec des finalités et des exigences qui diffèrent. Les critères d’appréciation et de jugement sont donc également différents dans chacune des disciplines.

Le concours de saut d’obstacles (CSO) 

Autrefois appelé concours hippique, le terme anglais « jumping » est également utilisé, bien qu’on le nomme plus couramment CSO. Voici la discipline qui compte le plus grand nombre de cavaliers de compétition, aussi bien à cheval qu’à poney.

Les obstacles sont mobiles, composés de chandeliers et de barres en bois. Ils sont parfois agrémentés de soubassements, d’un bidet, d’un mur ou d’une rivière. Le but du concours de saut d’obstacles et de suivre un parcours en franchissant un certain nombre d’obstacles sans faute, dans un ordre précis et dans un temps donné.

Aussi chaque obstacle est numéroté pour indiquer l’ordre de franchissement et des fanions précisent le sens dans lequel il faut les passer. Le niveau des épreuves fait évoluer la taille, la nature et la place des obstacles mais également  le tracé et la combinaison de ces difficultés. Pour parvenir au parcours sans fautes vous devez réussir à déjouer chacune de ces difficultés tout en faisant le meilleur chronos si vous voulez vous classer.

Le règlement du concours de saut d’obstacles 

Pour commencer, la plupart des épreuves de CSO appliquent les barèmes A et C permettant de mettre en valeur des capacités particulières. L’épreuve courue au barème C est chronométrée et les fautes sont converties en seconde et ajoutées au temps du parcours afin de favoriser la vitesse et la maniabilité. Le gagnant est donc celui qui a fait le moins de fautes dans un minimum de temps.

Ainsi un obstacle renversé vous coutera 4 secondes de pénalité, tout comme pour une faute à la rivière. Les désobéissances n’entrainent pas directement de pénalités mais la 3e désobéissance vous élimine du concours. En revanche si la désobéissance entraine une destruction d’obstacle 2 secondes sont aujoutés à la destruction. Vous serez également éliminé si vous, ou votre cheval, tombez. Enfin si vous dépassé le temps limite accordé, ce sera également l’élimination.

Alors que le barème A décompte les fautes en points pour privilégier l’aptitude au saut. Les épreuves qui l’adoptent peuvent être discutées sans chronomètre, les cavaliers sans faute sont ex aequo pour la première place, ou avec le chronomètre qui les départage le cas échéant.

Ainsi vous vous verrez accordé 4 pts de pénalités par faute aux obstacles. Il en est de même pour la rivière, la première et deuxième désobéissance. La troisième étant éliminatoire tout comme une chute, ou le dépassement de temps limite. Une désobéissance avec destruction apporte une pénalité de 6 secondes aux 4 pts.

Enfin un barrage est parfois ajouté pour répartir les finalistes. C’est un parcours supplémentaire qui peut s’intégrer au parcours initial ou se dérouler en deux phases, avec ou sans chronomètre. Les épreuves courues au barème A et C ont un temps accordé pour effectuer le parcours, des pénalités de temps sont ajoutées s’il est dépassé, et un temps limite élimine le cavalier en cas de dépassement. La vitesse de base est de 350 m/min.

Pour finir il existe des épreuves de saut d’obstacles spécifiques qui possède leurs propres règles comme la « puissance » dont le but est de sauter le plus haut possible, et les épreuves “choisissez votre itinéraire » dans laquelle le parcours est libre mais chaque obstacle doit être franchi une fois.

Le concours complet d’équitation (CCE)

Très spectaculaire, cette discipline se compose de trois épreuves distinctes : une reprise de dressage, un parcours de cross et un parcours de saut d’obstacles. Durant toute la compétition, le cavalier monte le même cheval afin de mettre en valeur sa condition physique et ses qualités. Le cheval de concours complet d’équitation allie l’endurance, la vitesse, l’aptitude au saut, l’agilité et la générosité.

La reprise de dressage

D’abord le CCE débute toujours par la reprise de dressage, dans laquelle l’attitude générale du cheval et sa soumission sont jugées. Elle peut être imposée ou libre, différentes figures de manège et d’exercices latéraux seront jugés. On privilégie des allures régulières et amples, des transitions nettes et moelleuses, une impulsion constante et de la souplesse.

Le cross

Le cross est un parcours utilisant les dénivelés et les difficultés naturelles du terrain. Les 2000 à 2600 m du parcours de cross sont jalonnés de 12 à 16 obstacles fixes, imposants et massifs. Le départ est donné individuellement, puis la vitesse du parcours doit se situer entre 500 et 550 m/min afin d’ éviter les pénalités de temps dépassé.

Les obstacles ont un ordre de passage et un sens de franchissement. De plus des éventuels passages obligatoires doivent être empruntés pour ne pas se faire éliminer.

Le saut d’obstacles

Les obstacles de cette épreuve sont moins hauts que ceux de CSO pur, ils sont surtout massifs. Le tracé est régulier pour apprécier l’aptitude au saut et l’obéissance des chevaux. Elle se concourt souvent après le cross et permet de vérifier la capacité de récupération et la souplesse des chevaux.

Le trec

Créée en 1984, cette discipline d’extérieur est également appelée technique de randonnée équestre de compétition. Son but est l’évolution des cavaliers en terrain varié, seul ou en équipe, en unissant la randonnée et la compétition. Elle comprend trois épreuves.

Le parcours d’orientation et de régularité (POR)

Le cavalier disposant d’une carte doit s’orienter pour suivre un parcours jalonné de contrôles obligatoires. La vitesse moyenne varie de 6 à 12 km/h, et elle peut être imposée.

Le parcours en terrain varié (PTV)

C’est un circuit pourvu de difficultés naturelles qu’il faut franchir. L’objectif est d’avoir une monture maniable, passant partout. Il comprend des forts dénivelés, des passages de gués, des sauts de haies, des fossés et d’autres obstacles rencontrés en extérieur.

La maîtrise des allures

Cette épreuve réclame un travail de dressage sur le plat afin de contrôler et d’équilibrer les allures du cheval sur une piste de 150 m, vous devez développer son pas pour être rapide puis galoper le plus lentement possible.

Le hunter

Cette discipline privilégie le style et l’harmonie sur un parcours de saut d’obstacles d’une hauteur de 1 m environ. Les chevaux sont soigneusement toilettés, le harnachement et la tenue des cavaliers sont sobres et distingués. Il existe deux types d’épreuves qui mettent en avant le cheval ou le cavalier.

Le hunter équitation

Le style et la technique du cavalier sont notés pendant le parcours de saut d’obstacles qui comprend un cercle de départ et d’arrivée, des variantes peuvent s’imposer comme une transition au trot ou des contrats de foulée. C’est le cavalier qui est jugé d’après sa position, son attitude et son tact équestre. Ses interventions doivent être discrètes. L’objectif est de respecter les difficultés techniques imposées dans un style impeccable.

Le hunter style du cheval

Cette preuve est basée sur le jugement du cheval. Un beau modèle bien proportionné, avec une attitude confiante et relaxée est apprécié. Le cheval doit effectuer le parcours d’obstacles harmonieusement, sans rupture de cadence et dans un équilibre naturel. Ses allures doivent être souples et gracieuses et les sauts stylés, sans effort apparent. Les fautes aux obstacles sont sévèrement pénalisées. La finalité de cette épreuve est d’avoir un cheval élégant et facile à monter.

Les différents types d’obstacles 

Pour conclure cette première partie nous allons aborder les différents profils d’obstacle. Un obstacle est une difficulté que votre cheval doit franchir. Il existe différentes formes et différentes apparences qui influencent la façon de l’aborder et son sens de franchissement. En compétition, le sens de franchissement est indiqué par des fanions qui encadrent l’obstacle. En effet il faut passer entre les deux en laissant toujours le rouge à droite et le blanc à gauche. Les cavalettis sont les obstacles dont la hauteur n’excède pas 50 cm. Vous pouvez retrouver des obstacles mobiles ou fixes.

Les obstacles mobiles 

L’obstacle mobile permet à tous ces éléments qui le composent de tomber s’ils sont touchés. Essentiellement constitué de barres, de palanques ou de barrières en bois posées sur des  “taquets” ou “cuillères” posés sur des chandeliers. On les retrouve surtout en concours de saut d’obstacles et en hunter.

Les obstacles fixes 

Utilisés surtout en concours complet, les obstacles fixes ont un aspect massif et solide. Ils ont la particularité de rester en place même s’ils sont touchés. Ce qui les rends plus dangereux que les obstacles mobiles.

Les obstacles peuvent avoir trois profils différents : vertical, large ou de volée, qui nécessitent des trajectoires différentes.

Les obstacles verticaux 

Ce sont des obstacles qui se composent d’un seul plan vertical. Le cheval les franchit facilement car ils ne demandent pas beaucoup de vitesse. En revanche leur côté moins impressionnants les rendent souvent fautifs car les chevaux s’en méfient peu. Les obstacles verticaux se nomment également « droits ».

Les obstacles larges 

Ils sont constitués de deux plans verticaux. Ces obstacles, aussi appelés « oxer », nécessitent une bonne impulsion pour permettre à votre cheval de couvrir toute la largeur. Et cela est d’autant plus vrai qu’ils sont larges. En effet il faut se rapprocher du pied des obstacles larges afin d’ avoir une bonne trajectoire. Les oxers peuvent être construits soit en « montant » quand le premier plan est plus bas que le second, soit au « carré » quand les deux plans sont à la même hauteur. En général, bien qu’impressionnants, l’oxer est l’obstacle du cheval. Il est facile de le franchir sans faute puisqu’il invite à faire une belle parabole pour passer de l’autre côté.

Les obstacles de volée 

Ces obstacles de volée présentent plusieurs plans verticaux plus ou moins écartés, dont la hauteur peut varier. Ils doivent être franchis dans un saut unique, avec une bonne impulsion et un appel près du pied. 

L’obstacle de volée le plus courant est le spa dont les barres sont progressivement plus hautes. Il est toujours sauté dans le sens montant. 

Ces obstacles se franchissent dans le mouvement en avant, afin de couvrir facilement la largeur, ils ne demandent pas de réactivité sur le premier plan, qui est généralement bien plus bas que le reste du parcours.

La rivière, quant à elle, nécessite un saut en longueur qui est pénalisé si votre cheval touche l’eau.

Les combinaisons 

Les combinaisons sont l’ensemble de plusieurs obstacles consécutifs qui sont obligatoirement sautés à la suite. Si votre cheval refuse l’un d’eux c’est l’ensemble des obstacles de la combinaison qui doivent être refranchis. 

En CSO, les combinaisons de deux ou trois obstacles sont appelés double ou triple.

En CCE, les combinaisons nombreuses et variées ont parfois des options.

La difficulté des combinaisons réside dans la distance des obstacles. Ainsi, la distance qui les sépare peut permettre une ou plusieurs foulées, ou aucune lors d’un « saut de puce ». Il faut donc que votre cheval soit rapide, agile et souple, pour sortir de cette difficulté. Il devra aussi être courageux pour franchir cette “forêt” de barres.

Et les obstacles de cross ?

En concours complet il existe une multitude d’obstacles car ils utilisent les particularités du terrain sur lequel ils sont construits. Ils peuvent être simples, barrés, directionnels ou combinés. Toujours imposants et robustes sans être spécialement très hauts, en principe ils sont franchis à grande vitesse. Mais quelques obstacles nécessitent un ralentissement comme ceux situés dans une descente, les gués et certaines combinaisons. 

Au contraire, les obstacles dans une montée demandent beaucoup d’impulsion.

Le stère, la haie, le bull-finch, le toit de bergerie sont quelques obstacles de volée du cross. 

De plus une des particularités du concours complet est d’avoir des obstacles sur plusieurs niveaux et qui demandent plusieurs sauts. En effet on y trouve par exemple le contrebas, le contre-haut , le piano, la banquette … qui sont souvent combinés à d’autres difficultés, par exemple le panoramique. 

Enfin les fossés et les trous simples ne posent normalement pas de problème de franchissement, ils sont parfois barrés comme le trakhenen par exemple ou encadrés comme le coffin.

En dernier lieu certains obstacles proposent des difficultés différentes en fonction de l’option choisie par le cavalier, c’est le cas de la double pointe qui peut être franchie en une fois ou en deux sauts consécutifs.

10 exercices de CSO

cheval incurvé

L’équipement du cavalier et du cheval de saut d’obstacles

Pour le cavalier de saut obstacles 

Comme tout sport, la pratique de l’équitation nécessite une tenue vestimentaire qui apporte confort et sécurité.

La bombe ou le casque

Cette protection, indispensable pour la sécurité du cavalier, vous protège en cas de choc au niveau de la tête. La bombe doit posséder une jugulaire pour être efficace lors d’une chute. Elle doit être adaptée à votre tête, trop grande elle devient gênante et perd son utilité, trop petite elle est inconfortable.

Les bottes ou les boots et mini chaps

Elles empêchent le pied du cavalier de rester coincé dans les étriers et évitent les égratignures sur les mollets causés par les étrivières. L’autre utilité est de favoriser la fixité de la jambe tout en laissant l’articulation de la cheville libre.

La culotte d’équitation 

Pas obligatoire mais fortement conseillée, elle apporte un réel confort et donne une grande aisance de mouvement. De plus la matière à l’intérieur du genou, de la cuisse et parfois des fesses protège des frottements.

Les gants 

Ici encore les gants ne sont pas obligatoires mais ils ont une fonction double. Ils évitent les brûlures dues au frottement notamment si le cheval tire et empêchent les rênes de glisser.

Le gilet de sécurité

Obligatoire sur les CCE, fortement recommandé pour chaque entraînement de cross. Mais pourquoi s’en priver au quotidien ? Il est vrai que monter à cheval c’est prendre le risque d’en tomber. Alors si vous avez investis dans une protection dorsale ne vous privez pas de l’utiliser à chaque séance. Certains modèles présentent une coquille assez rigide qui maintient la colonne vertébrale en cas de chute et protège le buste du cavalier. De nouveaux modèles appelés « airbag » fonctionnent comme les dispositifs que l’on retrouve dans nos voitures.

Pour le cheval de saut d’obstacles

L’équipement pour le saut d’obstacles doit être adapté pour une meilleure efficacité du cavalier et une bonne protection du cheval.

La selle et ses accessoires

La selle d’obstacle, aussi appelée selle anglaise, est légère et plate pour assurer une bonne aisance de mouvement du cavalier. Ces quartiers sont avancés, permettant ainsi une position juste et un bon contact de la cuisse sur la selle. Souvent les faux quartiers sont équipés de taquet à l’avant et à l’arrière qui canalise la jambe afin de faciliter la fixité. 

Les étriers ont une matière antidérapante sur la semelle. La selle d’obstacle est bien dégarrotée de manière à laisser la liberté de mouvement au cheval pendant le saut. Un collier de chasse ou une bricole peut être utilisé si la selle recule ou une croupière si elle avance, notamment pour les poneys et les chevaux ronds. 

Vous pouvez également utiliser une sangle bavette afin d’ éviter les atteintes derrière la sangle causées par les fers ou les crampons. Un amortisseur peut être disposé entre le tapis et la selle pour diminuer les chocs sur le dos de votre cheval.

Le bridon, le filet et le mors

Pour les cavaliers débutants un bridon équipé d’un mors simple est recommandé afin d’ éviter de blesser la bouche du cheval par des éventuels déséquilibres. Parmi les embouchures douces vous retrouvez le mors de filet brisé. Celui-ci se compose d’un canon articulé en son milieu et de deux anneaux dans lequel sont fixées les rênes. Ce mors classique agis sur la commissure des lèvres du cheval.

Retrouvez notre article pour trouver le mors idéal ici.

Les protections 

À l’obstacle, les membres de votre cheval sont soumis à rude épreuve et sont exposés à des atteintes (petite blessure causée par un coup). Attention à toujours utiliser des protections propres sur des membres préalablement nettoyés eux aussi. Des protections de travail sont étudiées pour éviter les chocs au niveau de la partie basse des membres en voici les principales :

Les guêtres

Les guêtres fermées recouvrent entièrement le canon pour le protéger des chocs sur toute sa surface. Il existe des guêtres ouvertes, aussi appelé protège-tendons, elles protègent la face interne et externe.

Les protège-boulets

Les protège-boulets sont placés sur les boulets postérieurs pour les protéger d’éventuelles atteintes sur la face interne et externe. Pour les positionner correctement il faut les mettre au niveau de la moitié du canon puis les faire redescendre sans forcer sur le boulet. Attention leur utilisation est de plus en plus réglementée sur les compétitions.

Les cloches et les protèges glomes

Les cloches servent à protéger la couronne et les glomes. Elles limite aussi les risques de déferrage. Les cloches ouvertes sont faciles à mettre en place grâce à leur système de fermeture. Les cloches fermées s’enfilent directement sur le sabot.

Nous sommes arrivés au bout de notre première partie, si vous voulez en savoir plus sur le sujet du saut d’obstacles, retrouvez la seconde partie « À cheval : la position saut d’obstacles et la détente du cheval » (à venir)